11 buts en 3 matchs dont une retentissante victoire 5-1 à White Hart Lane face aux Spurs dimanche dernier.
Une armada de galactiques qui prend forme, du spectacle, le club le plus
populaire de Manchester qui retrouve les sommets ; cette année on ne
raille plus les pétro dollars investis à tort et à travers sans véritable stratégie
à l’instar de ces dernières saisons.
Manchester City 2011-2012 : l’avènement d’un nouveau poids lourd Européen ?
Cet été, Nasri, Agüero, Savic et Clichy
sont venus rejoindre les Dzeko, Tevez, Silva, ou encore Yaya Touré.
L’effectif a fière allure même si ces dernières
années l’empilement des stars s’est avéré décevant.
Ainsi, Manchester
City a dû investir massivement plusieurs années de suite afin d’arracher le
podium de Premier League la saison dernière et de se qualifier directement pour
la Champions League en prônant un jeu qui peinait à séduire et livrant des
performances irrégulières.
Cette année, l’arrivée
d’Agüero dans l’attaque pléthorique des Citizens au milieu des Dzeko, Tevez,
Balotelli, Adebayor et Santa Cruz laissait augurer quelques problèmes de liant
au niveau de l’animation offensive.
Il n’en a rien été
lors des premières rencontres de PL puisque Dzeko et le Kun, abreuvés de
ballons par Silva, Barry et Y. Touré se sont bien entendus et qu’Adebayor et
Santa Cruz ont été prêtés.
Pourtant, afin d’ajouter
une difficulté supplémentaire dans cette animation offensive et de causer des
migraines encore plus violentes au coach Mancini, les propriétaires Qatari ont
recruté Samir Nasri qui a par ailleurs réussi à échapper de justesse au
naufrage historique des Gunners face à United (8-2).
Comment Nasri
allait s’intégrer dans cette pléiade de galactiques ? Qui allait devoir
lui céder sa place ? L’influence sur le jeu du génial Silva s’en
trouverait-elle affectée ?
La rencontre face
à Tottenham déjà alléchante revêtait un caractère encore plus particulier.
Mancini a tranché.
Pour ce match pourtant joué à l’extérieur face à un adversaire prestigieux,
exit Milner pour Nasri. Les Citizens prennent le pari de l’offensive avec des
joueurs se connaissant peu ou prou. Pas moins de 6 joueurs à profil offensif débutent
la rencontre : Agüero, Dzeko, Nasri, Silva, Barry et Y. Touré. Ceci est à
double tranchant car l’équilibre de l’équipe s’en trouve ébranlé.
D’ailleurs la première
demi heure du match laisse augurer une issue incertaine à cette rencontre, la défense
de City montre des signes de faiblesse. A ce moment là on imagine mal les Spurs
se prendre une pareille déculottée.
Pourtant l’attaque
des Citizens coulisse bien. Nasri joue plus excentré sur la gauche et les
joueurs se trouvent. Clichy et Nasri rappellent les belles heures pas si
lointaines d’Arsenal. Dzeko, délesté de la pression dont hérite Agüero, brille
de mille feux et s’en ira marquer le premier de ses quatre buts d’une tête décroisée
qui prend le portier Londonien à contre pied. La seconde période ne sera qu’un récital
de cette équipe de rêve.
Cette année, l’attaque
de City semble la plus séduisante avec celle de leurs frères ennemis United qui
possèdent Young, Nani, Hernandez,
Rooney, Park, Anderson, Cleversey, Wellbeck ou encore Berbatov et Owen qui font
acte de présence dans les tribunes… Ok, réflexion faite, l’armada offensive des
hommes de Sir Alex semble quand même supérieure.
Mais en réalisant une telle performance à Londres
sans avoir pris le temps de vraiment se connaitre, on se dit que cette équipe là
peut être alignée souvent en PL et qu’elle ira loin. Jusqu’où?
La défense : talon d’Achille de Manchester
City ?
Il ne faut certes
pas s’enflammer en ce début de saison et attendre que Nasri et Agüero
confirment leur bonne adaptation.
Aussi, est-ce que
City pourra se permettre de laisser sa défense livrée à elle-même face à United
ou au Bayern en Champions’ League ?
Aujourd’hui seul Yaya Touré, proche du niveau de Patrick Vieira
version Arsenal, peut à la fois défendre, récupérer le ballon et projeter le
jeu rapidement vers l’avant. Barry est déjà plus offensif. En se privant de
Milner qui s’acquittait des tâches défensives et laissant De Jong sur le banc,
Mancini prend de gros risques quant à l’équilibre de son équipe.
Manchester City semble
largement armé pour jouer l’une des 2 premières places de PL mais est-ce que cela
sera suffisant pour la Champions League ?
La défense
centrale Kompany – Lescott semble bonne mais un peu juste au moment d’affronter
les poids lourds Européens. Lescott n’a
plus son niveau d’Everton, Kompany n’a pas toujours été un titulaire
indiscutable et Clichy était critiqué ces derniers temps à Arsenal mais surtout
en équipe de France. Cependant, n’oublions pas que leur atout défensif numéro 1
va bientôt revenir : Kolo Touré. Avec ce joueur, la défense des Citizens
change complètement de visage et devient plus solide.
Gageons que l’on
aura une meilleure idée sur le potentiel de cette équipe lors de la rencontre
face au Bayern de Munich le 27 Septembre.

1 commentaire:
A mon avis le problème de liant est toujours la, le match d'Aguero m'a notamment déçu, il faut croire qu'a l'image de Nasri l'intégration du 1er match se passe toujours bien chez les citizens mais il faut attendre les matches suivant pour entrevoir le réel potentiel.
J'attends en effet de voir Man City contre une grosse équipe, pas que Tottenham soit une mauvaise équipe mais la combinaison d'un Crouch invisible et d'un Modric ne désirant pas jouer ne ressemble pas a feu Tottenham. On ajoute a ca le 1er match décalé, la claque contre Man United .. Tiens tiens, on dirait un Arsenal bis version 2011/2012 !
Bref, bonne conclusion, attendons de les voir rentrer en C1 et encore ... Les matches intéressant ne commencent qu'aux environs de fin Septembre / Octobre : Bayern, Aston Villa, Villareal, Manchester United
Les matches de Septembre paraissent largement abordables et non indicateurs d'un potentiel européen : Wigan, Napoli, Fulham, Birmingham, Everton
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