“1-0 to the Arsenal”. C’est le chant qui résonnait dans les travées de l’Emirates stadium mardi soir.
Un départ tonitruant suivie d’une
domination Italienne, une hécatombe de blessures en défense, de la maladresse
des deux côtés mais aussi des belles phases de jeu, le tout dans une ambiance à
l’Americaine : Welcome to the Emirates ! Ambiance et résumé du match
vu des tribunes…
Quelques minutes
avant le coup d’envoi le stade sonne creux. Le pauvre recrutement estival des
Gunners ou le dédain avec lequel les Anglais considèrent Udinese ont-ils eu
raison du public ?
On aimerait bien
en discuter plus longuement autour d’une bière (ou deux), problème :
impossible d’en trouver une goutte dans le stade ! La vente d’alcool est interdite
pour les match de Champions League. Coup dur. Heureusement, on peut toujours se
rabattre sur une pie.
L’écran projette
le traditionnel clip montrant les exploits des légendes d’Arsenal. Tiens,
Fabregas a déjà été retiré du montage… Les joueurs d’aujourd’hui auront du mal
à y figurer. La musique à fond derrière rajoute une dramaturgie à l’histoire de
ce club et revoir ces légendes dans leurs œuvres fait frémir. Ou alors, vu sous
un angle moins romantique, transposés dans cette ambiance de guerre des étoiles,
nous avons l’impression d’être à Disneyland dans Space Mountain en route pour
la lune…
Puis l’hymne
lobotomisant du stade résonne au cas où certaines personnes voudraient trop
mettre d’ambiance. Ca sent le hot dog ketchup moutarde autour de moi, je ferme
les yeux et me revoit un instant à Fenway Park assistant à un match des Boston
Red Sox.
Soudain des clameurs s’élèvent, les
joueurs entrent sur le terrain. Il ne fallait pas arriver en retard ce mardi
soir à l’Emirates. Les Gunners passent tout de suite à l’action et Walcott
reprend un très bon centre de Ramsey dès la 4ème minute. Les hommes de Wenger
ravagent tout sur leur passage, on se
dit que la qualif va vite être assurée et que les Anglais avaient raison de
prendre Udinese à la légère.
Une barre transversale suite à un coup franc
de Di Natale ramène les fans des canonniers à la réalité.
Les fans Italiens
donnent de la voix, les Anglais répondent par quelques "Come on Arsenal",
la rencontre est débridée et agréable. Les occasions sont là mais la finition n’est
pas au rendez vous.
Après un quart d’heure de folie, Udinese se
montre de plus en plus dangereux en contre attaque puis prend le jeu à son
compte après une demi heure pour ne plus le lâcher. Armero illustrera la
force et faiblesse des hommes du Frioul en effectuant un rush depuis sa moitié
de terrain laissant sur place Sagna et Gibbs puis en perdant son duel face à Szczesny
en tirant sur lui.
Une frappe fusante le long du poteau d’Arsenal
de Di Natale accentuera cette pression Italienne. La mi temps réclamée par des
Londoniens aux abois arrive enfin.
Une deuxième mi temps difficile
Début de seconde période.
Sortie de Gibbs au profit de Djourou , Vermaelen glisse à gauche. Le premier
quart d’heure n’aura rien à voir avec l’intensité de la première période.
Djourou se blesse après 10 minutes passées sur le terrain, l’hécatombe traditionnelle
continue chez Arsenal à croire que cela fait partie de l’identité du club. S’en
suivent 10 bonnes minutes d’Arsenal avec des situations chaudes devant le but d’Handanovic
mais Chamack est décidemment en manque total de confiance au delà du manque de
rythme et gâche presque tous ses ballons. Les fans d’Arsenal commencent à
gronder ; les hommes d’Arsène Wenger n’arrivent plus à apporter le
surnombre ni à créer des décalages. Les lignes s'étirent, les joueurs ne
se trouvent plus et on se dit que l’étincelle ne peut venir que de Gervinho. Heureusement
en défense, Sagna est là et assure le spectacle grâce à ses gestes défensifs et
acrobatiques.
La domination Italienne
redouble d’intensité et les supporters
locaux sont prêts à signer pour conserver ce 1-0. Un coup franc de Di
Natale magistralement détourné par Szczesny puis une frappe au dessus de Pinzi font trouver le temps long
aux fans des Gunners. D’autres sont apparemment moins stressés et quittent le
stade dès la 80ème minute. Et alors que les fans d’Udinese se mordent les
doigts de ne pas avoir su concrétiser la moindre de leurs innombrables
occasions, un dernier rush de Gervinho offrant un caviar à Walcott dont la
frappe échoue sur le portier Italien leur rappelle qu’une victoire Anglaise par
2-0 annihilerait quasiment tout espoir de qualification au retour.
Coup de sifflet final. Le stade applaudit
et respire, aucun but n’a été concédé, contrat rempli. Un match agréable à
suivre pour un spectateur neutre. Les gens prennent les dernières photos afin
de profiter de leurs ultimes moments au sein du Disneyland stadium. Rideau.
Le club
Italien est désormais pris au sérieux. Le retour à Udine s’annonce chaud.

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